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Éditorial
Géorgie-Russie : Instrumentalisation des minorités
Le conflit Géorgie–Russie constitue un événement d’une portée aussi considérable que l’invasion de la Tchécoslovaquie - il y a juste quarante ans - en août 1968. Comme du temps de l’URSS, c’est à la suite de « provocations » opportunément suscitées depuis Moscou que, profitant du fait que les regards du monde étaient tournés ailleurs (jeux olympiques de Beijing en l’occurrence) et que les États–Unis étaient en période électorale, que Moscou choisit d’occuper un État voisin.
Plus que la menace d’une adhésion de Tbilissi à l’OTAN, son inféodation à Washington ou les erreurs du président Saakachvili, cette invasion vise à signifier que pour Moscou ayant récupéré sa superbe grâce à l’arme énergétique, le « moment démocratique » est passé et que les « révolutions de couleur » c’est fini.
Pour une Russie ayant pour de bon tourné le dos aux « valeurs occidentales » la Géorgie, maillon faible du « nouvel Occident » offrait la proie idéale. L’autoritarisme et l’impérialisme russes sont simultanément de retour. La division des Européens entre ceux qui « connaissent Moscou» et souhaitent la fermeté (globalement les ex-satellites de Moscou et la Suède) et les autres, qui cherchent toujours à « ménager la Russie » inhiba une nouvelle fois toute réaction efficace de l’Ouest. Plus grave encore, la reconnaissance de droits spécifiques de Moscou à protéger ses minorités (on se souvient en l’occurrence de la distribution larga manu de passeports russes aux Abkhazes et aux Ossètes) dans son proche étranger ouvre la porte à toutes les dérives (Moldova, Ukraine, Pays baltiques..). Gageons hélas que nous ne tarderons pas à en avoir confirmation ailleurs.
Yves PLASSERAUD, Président
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L'indispensable sur les minorités en Europe et dans le monde
Après l'Atlas des minorités en Europe réalisé par le
Groupement pour les Droits des Minorités
en 2005 aux éditions
Autrement, Roland Breton vient de faire paraître en février 2008 l'Atlas des Minorités dans le monde pour le reste de la planète. Grâce à ces deux ouvrages, il est aujourd'hui possible de comprendre de manière synthétique la situation des minorités sur les cinq continents.
Tibet 2008
 Depuis
une semaine, de graves révoltes secouent la
"Région autonome chinoise du Tibet"
ainsi que d’autres provinces appartenant au
Tibet historique (Gansu et Qinghai). Ces événements
ont déjà fait plusieurs dizaines de
victimes.
Les autorités de Beijing prétendent
comme déjà en 1989 que ces émeutes
sont le fait de hooligans irresponsables manipulés
par les milieux émigrés animés
par le Dalaï-Lama et que les morts sont de paisibles
commerçants chinois.
Peut-être les victimes sont-elles chinoises
et tout assassinat est une tragédie, mais les
responsables de ces évènements sont
bel et bien les autorités communistes chinoises
qui occupent le Tibet depuis 1950 et répriment
durement toute manifestation de patriotisme de la
part des autochtones.
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