LES SETUS
En Occident, lorsque l'on parle des minorités en
Estonie, c'est immédiatement aux communautés
russophones que l'on songe. Et pourtant, il existe dans
ce pays plusieurs minorités autochtones qui présentent
des caractéristiques bien intéressantes, telles
les Ingriens, les vieux-croyants ou encore les Setus ; c'est
à ce dernier groupe que nous nous intéresserons
ici.
Cette population méconnue présente l'originalité
d'être un groupe ethnique réellement singulier
tout en appartenant incontestablement au peuple estonien.
Répartis au sud du lac Peïpous entre l'Estonie
orientale et le Raïon de Petseri (oblast de Pskov)
en Russie, les Setus sont environ 6000 dans leur région
d'origine, le Setumaa, inégalement répartis
de part et d'autre de la frontière esto-russe et
dans les villes estoniennes.
La langue setue, encore très parlée de nos
jours, est aujourd'hui considérée comme un
dialecte sud-estonien, très proche de celui de la
région voisine, le Vörumaa. Surtout dans la
partie orientale du pays setu "Setumaa", nombre de Setus
parlent néanmoins russe.
En réalité, ce qui constitue l'essentiel
de l'identité setu doit être recherché
ailleurs, à savoir dans la religion et dans un habitus
très particulier (les Russes parlent d'ethnos) né
d'un conditionnement historique bien différent de
celui des autres Estoniens.
Situés à la périphérie de l'État-nation
estonien, les Sétus ont toujours été
considérés comme un groupe quelque peu marginal,
pauvre et arriéré ; pourtant la réalité
est nettement plus intéressante et contrastée.
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Une histoire oubliée ! |
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Au XIIIe siècle, lorsque les chevaliers
teutoniques achèvent d'occuper les terres estoniennes
et que se consolide ce qui va devenir la frontière
historique entre le christianisme occidental et l'orient
orthodoxe, le hasard de l'histoire veut que le rameau
de peuple finno-ougrien qui donnera naissance aux Setus
se trouve à l'Est de cette limite.
Isolés de leurs frères estoniens, ils seront
christianisés par les orthodoxes et vivront des siècles
durant au sein de la société russe. Au contact
du monde russe, ils emprunteront à celui-ci leur
religion, une grande partie de leur culture et, on l'a
vu, pour nombre d'entre-eux, leur langue.
Après le traité de Nystad en 1720, l'annexion
de la Livonie par la Russie réunifie théoriquement
les Setus avec le rameau principal du peuple estonien. Cependant,
en raison de leur mode de vie (sédentarité
paysanne) et de leur religion, pendant les deux siècles
suivants les contacts avec les autres Estoniens demeureront
de facto plus l'exception que la règle.
À la fin du XIXe et au début du
XXe siècles, le pays setu appartient au
gubernyié de Pskov et, en 1897, on estime que les
Setus sont au nombre de 14 000, tous paysans ou colporteurs.
La fin du servage en 1861-1866, n'apportera pas de changement
cultutel ou identitaire majeur à la région.
L'instruction est rare et, lorsqu'elle existe, toujours
prodiguée en russe (les popes et les instituteurs
ne connaissent que le russe). La religion orthodoxe pratiquée
par les Setus est généralement mâtinée
de paganisme, ce qui leur vaut le surnom de Poluvertsy ou
demi-croyants en russe.
En dépit de cette russification en profondeur, le
caractère très casanier et conservateur des
Setus a pour consé-quence un faible nombre de mariages
mixtes Russes-Setus.
Lorsque, dans les années 1850, se développe
la renaissance nationale estonienne, les marches orientales
arriérées du pays en sont exclues. Cette exclusion
tient autant aux Setus eux-mêmes qui se considèrent
plutôt comme russes qu'aux Estoniens, sceptiques quant
aux capacités d'éveil de ces paysans réputés
bornés, "étrangers" et de surcroît volontiers
alcooliques.
Même, lorsqu'à la fin du siècle, on
assiste à un début de colonisation du Setumaa
par des agriculteurs estoniens à la recherche de
terres, la "greffe" ne prend pas et les deux groupes, séparés
par une frontière culturelle et religieuse, demeurent
étran-gers l'un à l'autre. C'est l'époque
où le terme Setu est introduit par les Estoniens
comme un sobriquet plutôt dévalorisant (eux-mêmes
se nomment Maarahvas ou peuple des campagnes).
Pourtant, au sein de la jeune intelligentsia estonienne,
une évolution divergente se fait jour. La curiosité
d'archéologue qui habite les "éveilleurs" estoniens (Friedrich Reinhold Kreutzwald, Jakob
Hurt …) leur fait vite réaliser que ces "ploucs" de Setu ressemblent diablement aux Estoniens
à "l'état naturel" dont,
selon la mode du temps, ils traquent les caractères
originaux. Poursuivant leurs recherches en matière
de folklore et de linguistique, ils en viennent bientôt
à voir dans le Setumaa une espèce de conservatoire
de l' "estonicité" authentique.
Dans le même temps, l'Estonien moyen, quant à
lui, ne change pas de point de vue et continue à
brocarder ces pauvres Setus illettrés.
Les
intéressés, organisés en communautés
villageoises autonomes (et largement autosuffisantes) et
dotées d'un riche folklore1,
au sein desquelles les femmes jouent un rôle prépondérant,
persistent malheureusement à se considérer
comme… russes2.
La première république
d'Estonie et les Setus |
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À
l'issue de la première guerre mondiale, le
traité esto-russe de Tartu (1920) réunit le
Setumaa à la nouvelle république (Comté
de Petseri). En 1925, les Setus représentent 24,7
% de la population du comté, c'est-à-dire
que la vaste majorité des habitants sont russes.
Entre 1923 et 1927, la réforme agraire menée
à bien par Tallinn morcelle les traditionnelles propriétés
communales en lopins privés. C'est une atteinte
sérieuse au mode de vie du Maarahvas. De nouveaux
colons estoniens arrivent dans ce qui est alors (et demeurera)
la région la plus pauvre du pays. Certains Setus
commencent à partir vers les grandes villes (Voru,
Polva, Tartu, Tallinn…).
En 1934, les Setus ne représentent plus que 20,8
% de la population du comté. Ils sont alors au nombre
de 15 000 pour l'ensemble du pays.
Les autorités estoniennes entreprennent, durant
la même période, de "normaliser"
les Setus. Des écoles en estonien s'ouvrent
dans les villages, des cours pour adultes fonctionnent le
dimanche, l'église orthodoxe locale s'estonise,
en un mot, la traditionnelle influence russe s'estompe
et avec elle toute une culture ancestrale.
Pourtant, les responsables estoniens sont loin de méconnaître
l'importance du patrimoine setu ; quelques livres
sont même rapidement publiés en dialecte local.
Plus significatif, conscients de ce que le mouvement associatif
et en particulier le chant choral a apporté à
la création de la nation estonienne moderne, les
autorités estoniennes décident de faire la
même chose avec les Setus, ces parents certes arriérés
mais si intéressants.
En
1921-1930, deux Congrès setus sont non sans
une certaine ambiguïté organisés
par les autorités estoniennes dans un but plus ou
moins avoué d'assimilation-valorisation3.
Comme simultanément un certain travail de prise
de conscience identitaire était à l'uvre
chez les Setus eux-mêmes, ces efforts produisent des
résultats contrastés. Les Estoniens réalisent
peu à peu que ces "parents pauvres"
ne sont pas si insignifiants qu'ils le pensaient.
Par ailleurs, par un classique processus de "retournement
des stigmates", un certain nombre de Setus éduqués
en viennent à ressentir une fierté "nationale" et à revendiquer les caractéristiques
et attributs longtemps utilisées pour les disqualifier,
à commencer par le terme de Setu lui même.
Une intelligentsia setue, nationalement "consciencisée", est en train de naître et, en 1933, une assemblée
d'étudiants setus lance l'idée
d'une nation setue.
Un timide début de mobilisation nationale s'amorce.
L'avènement du pouvoir autoritaire du président
Konstantin Päts, puis la marche à la guerre,
jetteront un voile d'oubli sur l'éveil
setu.
Les années de soviétisme |
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Après une période durant laquelle le principal
enjeu devient la simple survie physique, l'après-guerre
trouve l'ensemble des Setus aussi désemparé
que l'ensemble de leurs compatriotes.
En janvier 1945, sous le prétexte que la partie
orientale du Setumaa est majoritairement russe, Staline
décide de revenir sur le traité de Tartu (désormais
considéré comme nul et non avenu par Moscou)
et d'annexer cette région qui comporte la ville
de Petseri (Petchori pour les Russes) et son célèbre
monastère, principal lieu saint des Setus.
Désormais, les Setus sont à nouveau répartis
entre la Russie (Petchori Raion) et la République
socialiste soviétique d'Estonie.
Cette séparation n'a au demeurant en pratique aucune
incidence sur les résidents, les "frontières"
au sein de l'Union Soviétique étant de pure
forme.
En
dépit de la présence du monastère sacré,
nombre de jeunes Setus migrent progressivement vers l'Ouest
où les conditions de vie (surtout à la campagne)
sont meilleures et en voie d'amélioration. D'autres
s'assimilent à la population russe environnante par
des mariages mixtes qui tendent à se multiplier.
Les enfants des couples mixtes sont généralement
considérés comme russes. Le nombre de Setus
de Russie passe ainsi de 5 600 en 1944 à moins de
mille en 19894. Ces
derniers subissent alors logiquement un nouveau processus
de russification.
Simultanément, un exode rural touche la région
comme les autres parties du pays.
On estime ainsi que, dans les années 1974-1975,
6 800 Setus seulement habitent leurs terres ancestrales,
les autres résidant en ville. Avec la soviétisation,
un fossé tend à se creuser entre les anciens,
restés orthodoxes, et les jeunes, de plus en plus
déchristianisés, vulnérabilisant d'autant
la société setue et brouillant son auto-perception.
Durant ces années, l'image du Setu pour l'Estonien
moyen demeure négative et l'ethnonyme setu
péjoratif !
Conséquences logique de cette émigration
et de ce déficit d'image, une perte d'influence
de la religion est notée ainsi qu'un recul
du dialecte.
Pourtant, par une évolution classique, cette perte
d'identité spontanée s'accompagne
d'une remontée du sentiment "néo-identitaire" pour une partie de la population cultivée.
Cette maturation produit une évolution au terme
de laquelle nombre de Setus commencent à se sentir,
à la fois, Setus et Estoniens.
Classiquement, on a alors une situation où les aînés
sont plus porteurs des traditions setues mais se sentent
russes alors que les jeunes , plus estonisés, tendent
à revendiquer une identité setue dont ils
ne sont plus guère porteurs.
Durant
cette période, la "langue setue" bien
que plus ou moins fortement estonisée, devient le
principal "marqueur identitaire" des Setus5.
Aujourd'hui, une situation complexe |
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Depuis
le retour à l'indépendance de l'Estonie (1991),
un certain nombre d'évolutions importantes sont intervenues.
La plus évidente est l'évolution de la position
de Tallinn vis-à-vis de Moscou dans le cadre des
négociations bilatérales sur le tracé
des frontières entre les deux États6.
Initialement (en 1991), Tallinn, arc-boutée sur
la théorie de la continuité entre la nouvelle
république et celle de l'avant-guerre, prétendait
faire de la reconnaissance du traité de Tartu la
clé de voûte des relations avec Moscou. Cette
demande se heurte immédiatement à une fin
de non-reçevoir de Moscou qui, considérant
que l'Estonie est entrée de son plein gré
(sic) dans l'Union, elle ne peut se référer
aux clauses d'un traité devenu caduc.
Bien
que ferme sur ses positions de principe, le ministère
des affaires étrangères de Tallinn se trouve
bien embarrassé dans la mesure où, pour adhérer
à l'Union Europénne et à l'OTAN,
il lui est demandé d'être libre de tout
conflit frontalier. Les principes hautement revendiqués
se heurtent donc de plein fouet aux objectifs prioritaires
de la politique extérieure du pays. C'est finalement
le réalisme qui l'emporte et ceci d'autant
plus logiquement que l'absorption de quelques milliers
de russes supplémentaires aurait représenté
pour Tallinn, empêtrée dans son programme d'intégration,
un défi de poids. C'est dans ces conditions
que les négociateurs estoniens, menés par
Siim Kallas (1996), font savoir à leurs collègues
russes (Evgeni Primakov) que, en dépit de leur position
de principe, le traité de Tartu n'est plus
un obstacle infranchissable à la signature du traité7.
Cette évolution produit l'effet d'un
choc au sein des classes éduquées setues,
très attachées aux principes de 1920, et,
quelques griefs concernant la politique agricole communautaire
aidant, l'atmos-phère s'alourdit entre
responsables setus et fonctionnaires de l'État
estonien. Cette évolution est immédiatement
exploitée par Moscou, soucieux d'utiliser vis-à-vis
des États baltique tous les dossiers possibles.
Aujourd'hui,
pour Moscou, les Setus constituent d'ailleurs une nation
séparée, appartenant à l'ethnos russe8.
Bien que plus "russophiles" que la masse des Estoniens,
rares sont les Setus qui adhèrent spontanément
à ce type de discours.
Au plan local, le "mur setu" (par analogie avec le mur
de Berlin) séparant l'est de l'ouest du pays demeure
un drame, ceci d'autant plus qu'au fil des ans, la frontière
tend à se faire de plus en plus étanche. L'adhésion
de l'Estonie à l'Union, prévue pour mai 2004,
constitue, à cet égard, un petit drame.
La seconde évolution que l'on peut observer
depuis 2001 est d'ordre démographique. La décollectivisation
brutale des années de l'immédiat retour
à l'indépendance a constitué
une catastrophe pour le monde rural. Sous les Soviétiques,
les ruraux estoniens, ayant réussi leur adaptation
au système collectiviste (notamment au Setumaa ayant
une tradition de "mir" ou propriété
communale de la terre), étaient devenus des privilégiés.
La réforme libérale a mis cet édifice
à bas, engendrant chômage généralisé
et exode massif des jeunes.
Le résultat est que la population du Setumaa vieillit
et diminue rapidement. Les villages se vident et seuls restent
les anciens. Selon les dernières estimations dont
nous avons eu connaissance, le Setumaa estonien ne compterait
plus aujourd'hui que 3000 Setus sur 4000 habitants.
Dans le raïon de Petchori, la situation serait encore
plus préoccupante, quelque 500 Setus seulement étant
restés sur place.
Le Mouvement setu : "gente Setu, natione Estonia" |
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En
1988, dans la foulée de la "révolution
chantante" estonienne, la militance setue a refait
surface. Sur la base des travaux réalisés
par les générations précédentes,
sitôt l'indépendance de l'Estonie
reconnue, un mouvement setu à caractère ethnorégionaliste
s'est reconstitué en Estonie9(Tartu,
capitale de fait de l'intelligentsia setue !). Celui-ci,
qui est loin d'avoir un caractère confidentiel10,
demande des mesures de protection de l'identité
setue et notamment un réseau d'écoles
en "langue setue".
Une petite frange de ce mouvement affiche même depuis
quelque temps des positions plus radicales.
Sur un mode plus festif mais non moins affirmé,
un Congrès setu, réellement représentatif
cette fois, a même tenu trois réunions depuis
2001 et, depuis 1994, on organise tous les ans une "journée du royaume setu".
Au plan linguistique, le dialecte setu étant, nous
l'avons vu, très proche de celui du Vorumaa,
un rapprochement a été rapidement (1995) réalisé
entre les deux parlers, donnant naissance au "vora-setu", dialecte (ou pour certains langue) conservant l'"harmonie vocalique", caractéristique des dialectes
de la région.
Au plan symbolique, le setumaa s'est doté
d'un arsenal identitaire digne d'une véritable
nation : hymne, drapeau, capitale (Petseri), périodique
en langue nationale (Setomaa) sans oublier, élément
capital chez les Finno-ougriens, une épopée
nationale. Celle-ci, intitulée Peko, mérite
que l'on s'y attarde un instant.
Peko était un dieu assez oublié de l'ancienne
religion des Setus. En 1927, un poète estonien setuphile
de tradition épique du nom de Paolopriit Voolaine
demande à une conteuse populaire traditionnelle,
Anne Vabarna, de compo-ser une épopée nationale
setue sur la base d'un avant-projet qu'il avait
rédigé en se fondant sur la religion ancestrale,
des chants et du folklore de ce peuple.
Celle-ci s'exécute à sa façon
- sur un mode fort peu épique d'ailleurs -
et le texte, publié à Kuopio en Finlande comme
le Kalevipoeg estonien, tombe dans l'oubli. C'est
ce texte qui, exhumé en 1995, constitue aujourd'hui
l'épopée fondatrice des Setus.
L'originalité de ce texte est qu'au
lieu, comme les autres récits analogues, d'être
guerrier et sanglant, il narre par le menu la biographie
du héros et détaille sa vie quotidienne dans
laquelle interviennent de façon surprenante JésusChrist,
la vierge Marie et divers autres personnages du panthéon
chrétien.
Conclusion
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Quel
sera l'avenir du peuple setu ? C'est aujourd'hui
bien difficile à dire.
La voie est étroite entre folklorisation, radicalisation
et simple oubli des origines par intégration au sein
du peuple majoritaire. Ce qui est certain, c'est qu'un
nombre croissant de jeunes s'intéressent à
l'identité setue et que celle-ci est désormais
généralement reconnue comme une composante
de plein droit et de surcroît importante de l'identité
nationale estonienne.
Yves Plasseraud
Notes
1 & 2 Jakob
Hurt, Über pleskauer Esten oder die sogenannten Setukesen,
Anzeiger der Finnish-Ugrischen Forschungen 3 (1903) 185-205.
3 La
première réaction des Setus est la passivité
!
4 Il
est intéressant de noter que les recensements soviétiques
considèrent les Setus comme des Estoniens !
5 L'un
des plus actifs soutiens estoniens de l'idée d'une
langue setue séparée est Ain Sarv, l'un des
principaux animateurs du Mouvement setu.
6 Indrek
Jääts, Ethnic Identity of the Setus and the
estonian-russian Border Dispute. Natioalities Papers,
Vol. 28, n°4, 2000, p.651 s.
7 Traité
qu'à ce jour la Douma n'a toujours pas ratifié.
8 Au
second congrès mondial des minorités, les
Setus furent présentés comme une nation finno-ougrienne
de plein droit. Cette position est celle d'etnographes russes
tels K.P. Ivanov ou S.A. Krustschov.
9 Essentiellement
mené par des intellectuels (écrivains, journalistes,
spécialistes des sciences humaines) en contact avec
la Finlande et la Scandinavie.
10 En
1996, entre 12 et 17% des Setus le soutenaient, I. Jääts,
art.cit., p. 663.